Le BazzArt de Kalys

Film : Zombies of Mass Destruction

Zombies of Mass Destruction aurait dû rencontrer son public. Honnêtement, je ne comprends pas la virulence haineuse de certains critiques sur AllôCiné. Constatons, d’emblée, que les « contre » Zombies… écrivent en majuscule et connaissent trois mots de vocabulaire : « merde », « nul » et « daube ». Le principe de l’argumentation ne leur est pas familier.

Les pro-Zombies, heureusement, synthétisent l’essentiel : il s’agit d’une satire, à prendre au second degré et sans prétention particulière.

Mais reprenons depuis le début : Zombies of Mass Destruction raconte comment une poignée d’habitants de Gamble Island tente de survivre à une invasion zombie aussi brutale qu’imprévisible. Ses détracteurs prétendent que les premières scènes sont longues, stupides, et se veulent intelligentes.
En vrai, les premières scènes font preuve d’une ironie mordante, la caricature fait mouche et installe tout de suite l’ambiance propre aux petites communautés repliées sur elles-mêmes. Il suffit de quelques lignes de dialogue aux scénaristes pour épingler le racisme ordinaire et la suffisance des ignorants, tout en nous rendant sympathiques ces exemplaires du Beauf Commun. C’est drôle, atypique et décalé.

Je n’en dis pas plus car j’ai envie que vous découvriez tous seuls les personnages principaux de cette comédie gore.

Les détracteurs du film trouvent que les scènes gore le sont trop et que les effets spéciaux sont pourris. Perso, je m’en fous comme de l’an 40, du réalisme des effets spéciaux dans ce qui est, et restera, je suis désolée, une série Z.

Quand il s’agit de zombies, il y en a toujours un pour invoquer Romero. Les gars, arrêtez. Les films de Romero, aussi intelligents soient-ils, demeurent des films de zombies. Ils ne sont pas les fers de lance d’un cinéma intellectuel et profond – dieu merci, d’ailleurs. Et Romero a réalisé des films certes bons, qui certes proposent une vague réflexion sur le racisme et l’Amérique des années 50, mais je crois qu’on surinterprète beaucoup ses intentions. Parait-il qu' »on » y a vu une métaphore de la guerre du Viet Nam. Romero n’en fait nulle mention.

Autre grande référence des Trolls : Shaun of the Dead. Ouiii, d’accord, Shaun of the dead c’était fun. Pour ma part, je me souviens seulement de la scène où les deux héros hésitent à balancer leurs vinyls préférés sur les zombies. Je lui préfère Zombieland, plus rythmé et plus drôle. Et je pense que Zombies of Mass Destruction a plus de choses à dire, parce qu’il s’intéresse aux vilains petits défauts des Américains, là où Shaun n’est qu’une suite de sketches à l’anglaise.

Enfin, j’ajouterai que d’après moi, THe Film Culte, The Reference en matière de zombies, ce n’est ni Shaun ni La nuit des morts-vivants, mais Braindead. Et personne n’a jamais reproché à Braindead d’être débile, ce qu’il est indubitablement.

En vertu de tous ces arguments, je vous enjoins vivement à regarder Zombies of Mass Destruction et de lui rendre ainsi sa place au panthéon des séries Z de qualité :)



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