Le BazzArt de Kalys

Old same spring blues

Je poste ce vieux message, parce que… il m’appartient quoi que j’en pense, et que je veux conserver chaque souvenir du chemin pour l’appréhender dans son ensemble.

Combien de temps? Depuis combien de temps ai-je perdu le contrôle? Quand ai-je renoncé? Aujourd’hui je réalise l’ampleur du désastre. J’ai l’impression de me réveiller ; mettons ça sur le compte de la date, symbolique encore… Le 20 mars 2012, je me suis réveillée, et j’ai regardé la longue route derrière moi, et j’ai constaté qu’elle était toute de guingois. Sans doute, c’était l’hiver, et on n’y voyait pas très clair. Je mesure l’ampleur de la tâche qui m’attend : reconstruire… Je ne sais pas me regarder en face, je vois un puits, un puits sans fond dans lequel le monde tombe. J’aspire, j’aspire, et tout cela se perd dans le néant. Alors maintenant il faut que je remonte toutes ces choses, mais comment faire, je ne sais pas où elles sont. Mais ça n’existe pas, un puits sans fond, hein, dis?

J’ai toujours cru que j’étais forte, mais je n’en suis plus si sûre. Je croyais que depuis tout ce temps, je luttais pour garder la tête hors de l’eau. Mais je réalise avec effroi que si ça se trouve, j’ai coulé depuis déjà un bon moment… Et que toute cette agitation était vaine, j’étais morte et je refusais de l’admettre. Alors maintenant il faut ressusciter…

J’accorde tellement d’importance au regard des autres… Et comment faire autrement, quand je suis persuadée que le mien ne vaut rien? Je ne crois pas un mot de ce que je dis, je n’ai aucune confiance en mes décisions. J’ai Mathias pourtant, mais Mathias m’aime et il a tort. Quelle curieuse façon de se confronter avec l’extérieur : je ne crois les gens que lorsqu’ils me déprécient. Voyez-vous, chaque chose que j’entreprends, est mal faite, chaque tentative est vouée à l’échec. Je ne veux pas perdre mon temps et pourtant je m’escrime à rentrer dans le moule. Je voudrais tellement, tellement, réussir quelque chose… Mais comment le pourrais-je, quand à chaque fois je me décourage, convaincue que tout ce que je fais est d’une inconcevable médiocrité.

Quand je travaille, je patauge. Quand j’écris, je rature. J’ai l’impression d’apprendre si lentement, tandis que les autres, ils réalisent des choses, chacun de leur pas laisse une trace dans le sable. Moi je ne déplace qu’une ridule dans l’air. On ne me voit pas, parce que je n’ai aucune consistance.

L’autre jour, j’ai commencé à remonter le fil. J’ai marché dans le noir, là d’où je venais. L’expérience m’a déplu. Je ne veux pas être narcissique. Je ne veux pas m’accorder cette importance. Parler de ce que j’ai vécu, c’est lui donner une consistance, et pour moi c’est comme nier l’existence de l’autre. Je dis « j’ai vécu ça, et je crois que cela a fait de moi ce que je suis aujourd’hui ». Je le dis parce que j’ai besoin d’aide, que je voudrais démêler cette toile dans laquelle j’étouffe. Mais vous, vous ne dites rien? Est-ce que je vous envahis? Est-ce que se raconter c’est s’approprier l’espace?
Est-ce que j’ai le droit de pleurer? Est-ce que j’ai le droit d’avoir mal, d’être perdue?
Je ne voulais pas devenir un des ces écrivains égocentriques, qui n’écrivent que sur eux, qui se mettent sans arrêt en scène pour mieux se transformer en héros dans le grand film de la vie. Je ne voulais tellement pas que maintenant je ne suis plus qu’un fantôme dans ma propre vie. J’ai écouté la musique rugir à mes oreilles, j’ai écouté les gens passer, j’ai écouté le monde hurler et chanter autour de moi. Je m’en suis retirée. Je suis l’élément que l’on a soustrait, je suis le produit de la combustion… Fumée, mirage, reflet, spectre.

J’ai dit mes rêves et mes voyages, j’ai dit mon quotidien et aussi mes doutes, parfois. Quand suis-je devenue si rongée par mes angoisses que j’ai cessé d’avancer?

Je vais vous raconter ma vie parce que je n’ai plus le choix. C’est un endroit un peu particulier, ici. Entre et sort qui veut, n’est-ce pas?

Contrairement à ce que mon père a toujours prétendu (espéré?), la maladie de ma mère m’a terrifiée, usée, irrémédiablement abîmée. Je n’aurai jamais d’enfants. J’ai pris cette décision bien avant d’être capable de l’argumenter. Aujourd’hui, c’est un choix que j’assume, qui est mûrement réfléchi, en fonction de mes aspirations personnelles. Contrairement à ce que les gens croient souvent, j’aime les enfants. C’est d’ailleurs pour ça que je ne veux pas : 1.en mettre au monde simplement pour céder à mes hormones 2.ajouter un être humain à une planète en train de crever 3.créer un être auquel je n’aurai pas de temps à consacrer.
Néanmoins, les racines de cette conviction remontent bien plus loin… Avant d’arriver à la fac, je croyais qu’être adulte signifiait être très malheureux. Je pensais qu’en devenant adulte on arrêtait de vivre, qu’on était étouffé sous des responsabilités qu’on n’avait même pas voulues. Je croyais que les adultes avaient des vies de famille épouvantables et pas d’amis. Mes parents n’ont jamais eu d’amis, du moins ils ne sont jamais venus à la maison. Je ne me souviens pas de moments heureux, entre eux. Il y en a eu, sans doute. Mais je ne peux pas m’en rappeler. Quand j’étais petite et supposément au lit, ils hurlaient, hurlaient, et je ne supportais pas d’entendre ces voix qui cinglaient, qui vociféraient, cela faisait un vacarme qui parvenait toujours à percer la musique, comme des lames de couteau qui venaient tailler la toile dans laquelle je m’efforçais de disparaître. Alors je sortais de ma chambre, et j’allais m’assoir dans le couloir, en haut de l’escalier, et j’écoutais. J’écoutais jusqu’à ce que cela se termine. Voir et entendre clairement les choses me rassure, en un sens. Aujourd’hui, quand des manifestants passent en scandant des slogans agressifs, dans la rue, ou que les motards en colère font vrombir leur moteurs sous mes fenêtres, je reste à les regarder, jusqu’à ce qu’ils soient trop loin pour que je puisse encore les entendre. Je préfère me prendre l’explosion en pleine gueule que de l’entendre souffler les carreaux, mais je ne sais pas ce que cela change.
Un jour, je devais avoir une dizaine d’années, je ne sais plus, j’étais allongée sur mon lit la porte entrouverte, et j’attendais que quelque chose se casse, qu’un grand drame amène enfin le silence. Papa a monté les escaliers et est entré dans ma chambre. Il est venu s’agenouiller au pied du lit, une position impossible, invraisemblable, à terre tandis que je le dominais. Il a dit « maman ne m’aime plus, Nathalie… » Et il est resté là à pleurer, et moi je disais « mais si, enfin, bien sûr que si » et quand Elle est montée elle est restée debout dans l’embrasure de la porte, et je l’ai suppliée. « Dis-lui que c’est pas vrai, hein maman c’est pas vrai ». Au bout d’un long moment, Elle  s’est avancée, et elle s’est mise à caresser la tête de mon père, d’un mouvement parfaitement mécanique et lapidaire. Elle ne le regardait pas. Elle accomplissait ce geste pour moi, et cela lui coûtait un prix que je ne peux même pas imaginer.
Le silence était venu, et avec lui, un immonde goût d’inachevé. Depuis j’ai toujours cherché le drame plutôt que le compromis, dans toutes mes relations. J’ai saboté mon amitié avec Julia à grands coups de cutter dans mes bras, tellement j’avais peur que la distance ne nous éloigne insidieusement.

*

 

C’est drôle. Un jour, j’ai écrit, dans le Carnet Bleu, dont la couverture est orange : « L’écriture est toujours, pour moi, une dépossession. » Quelle conclusion étrange, alors que pour la seconde fois sur ce blog, je ressens un immense soulagement à raconter un événement de ce que j’appelle dans ce même carnet « ma vie réelle ». Je ne me suis pourtant pas débarrassée de cette anecdote. Au contraire, j’ai enfin accepté de la considérer pour ce qu’elle est : un souvenir, avec ses ramifications conséquentes. En l’écrivant, je me la suis réappropriée ; ce qui n’a rien d’étonnant puisque je n’ai jamais su saisir les choses autrement qu’avec des mots. Plus loin, j’ai remarqué : « Écrire ne peut m’amputer de rien puisqu’à cet instant je ne suis rien ». Alors que de toute évidence, je ne suis rien tant que je ne l’écris pas. Effectivement, seuls les mots donnent de la consistance à ce qui gît dans la conscience. Ce n’est pas que les choses informulées n’existent pas. C’est qu’on ne peut pas les manipuler, les observer, les modeler.

Mais si les mots réalisent, alors les partager est sans doute terriblement impudique?


  1. Eh bien moi je trouve ça bien que tu racontes tout ça. D'abord parce que oui, tu en as le droit, tout le monde y a droit. On devrait rajouter ça dans la déclaration des droits de l'homme : "toute personne est libre de raconter sa vie, dans la mesure où il n'emmerde pas le monde" :) Et je ne vois pas comment tu peux emmerder qui que ce soit en le racontant. Tu ne te plains pas. Parler de ce soi, ce n'est pas envahir l'autre. ça le devient quand on s'accroche pour entraîner les autres avec soi, quand on les noie dans notre souffrance. Tu n'as jamais fait ça. En plus, c'est bien que tu arrives à parler honnêtement, comme ça. Même moi, j'apprends des choses en lisant ce blog, parce que tu as tendance à parler de ces choses là sur le mode de l'autodérision, du genre à rigoler. Tu te rappelles, monsieur Bulot nous avait raconté qu'une femme africaine avait raconté à la cour de justice son viol en riant, ce qui fait que personne ne la croyait. Hors, c'est une manière comme une autre de parler de ce qui est épouvantable. Le problème, c'est que pour les autres, c'est difficile d'estimer l'impact réel, quand on raconte un truc en riant. ça a souvent été mon problème pour bien arriver à te comprendre. T'es pas assez sérieuse :) Enfin, pas dans ce genre de message justement, où tout en disant que tu ne veux pas l'imposer, tout en essayant de te mettre en retrait, tu dis enfin ce qui est important, précisément le genre de choses que les proches ont besoin de savoir. Et ils en ont besoin pour que, comment dire, la vie soit meilleure : la tienne, la notre, et surtout celle qu'on partage. ça améliore la qualité de la relation, en fait.
    Enfin, bref, au-delà de toutes ces considérations, ça peut paraître bizarre comme remarque, mais tu racontes ça comme Stephen King, qui m'avait tellement marquée, comme ce que je raconte dans mon article sur son bouquin, je cite (c'est la première fois que je me cite moi-même, wahou) : "Ce que j’admire le plus, je crois, c’est cette absence totale de désir de se mettre en avant, cette façon absolument dépourvue d’affectation dont il aborde même les sujets les plus graves, comme ses années d’alcoolisme." Eh bien tu as écris de cette façon là, et c'était beau à lire (j'espère que ça ne paraîtra pas déplacé, mais je ne pense pas puisque cette histoire-là est aussi la mienne, même si l'épisode ne m'appartient pas).
    Je suis désolée tout cela est très décousu, mais ce n'est pas facile de répondre à un tel message, et pourtant j'ai des choses à dire, alors je laisse filer au rythme de ma pensée.

    Je me retrouve aussi dans ce que tu dis, qu'à force de ne pas vouloir écrire sur soi on écrit sur plus rien du tout. Je crois qu'il y a un juste équilibre à trouver mais surtout, qu'on doit écrire ce qu'on aime, et pas se demander si c'est narcissique ou pas. Depuis longtemps d'ailleurs, tu as engagé une démarche d'écriture qui sort de la pure catharsis, alors je crois que tu n'as absolument pas besoin de te poser ces questions. Et d'ailleurs, ce qui fait la qualité d'un texte, c'est sa singularité, non ? Eh bien sa singularité provient d'une personne particulière, et pas du Saint-Esprit (quoique… enfin.. c'est un autre débat ;D)

  2. … Suite de la tartine

    Si tu regardes sur mon blog, tu verras que moi aussi je me trouve médiocre, assez souvent même. Mais si ça devient une obsession, c'est là que tu risques de l'être. Peu importe ce qu'on vaut par rapport à untel ou untel. l'important c'est d'aller au bout de soi-même (non, ce n'est pas une pub Nike). On est pas dans une compétition, à qui réussira le mieux sa vie. Car réussir sa vie, c'est pour un critère on ne peut plus personnel. Personne ne peut, fondamentalement, te dire si tu as réussi. (enfin, sauf les journalistes et les bien-pensants – et certains politiques). D'un autre côté, on ne peut jamais être totalement satisfait de soi-même, mais là encore c'est une question d'équilibre. Si on est "assez satisfait", on vit bien et on continue pour évoluer, encore et encore.
    Quand tu fais le bilan, apparemment tu vois tout en noir. Sois plus lucide ! Qui c'est qui a une relation stable depuis quoi, huit ans, qui l'épanouit et la rend heureuse ? Qui c'est qui est partie à l'étranger sans préparation, juste parce qu'elle en avait envie ? Qui c'est qui a pris sa vie en main, fait sa formation, et se lance dans le domaine qui lui plaît ? Qui c'est qui s'est toujours accroché à l'écriture malgré ses doutes ? (bon j'arrête la liste, d'autant que "qui c'est qui", ce n'est pas vraiment une formule digne d'une personne qui se prétend auteur :D)
    Voilà: peut-être devrais-tu tourner la page. Bien des choses sont finies, appartiennent au passé. Ta vie est différente aujourd'hui. Tu es adulte et tu fais à peu près ce que tu veux, non ? Alors profite :)
    (Même si je sais que ton message est vieux, ça reflète des obsessions qui ressurgissent de temps à autre, donc je pense que ma diatribe n'est pas totalement inutile)
    Mais bon dieu, fixe-toi tes propres objectifs. Le nombre de fois où je me suis auto-engueulée parce que je m'identifiais à des canons qui ne me correspondaient pas ! Je parle pas que de la société, mais aussi des proches, ou des relations. Cette foutue habitude de comparer ! Mince, on est tous différents! Fais ce que tu as à faire, mais pas dans le sens ce qu'on peut supposément attendre de toi et pire et surtout ce que tu peux croire qu'on attendre de toi (regarde, c'est en pensant comme ça que Nate devient un gros con dans Six Feet under!), mais ce que toi, authentiquement, tu veux faire.Et ce que tu as besoin de faire, c'est ce qui te rend heureuse. Fondamentalement. Ce qui te donne une sensation d'accomplissement. A toi, et à personne d'autre.
    Voilà, désolée pour cette tartine, gros bisous !

  3. Wah, du coup j'ai même écrit les 1000 mots recommandés par jour par Stephen King… Mais j'pense que ça compte pas :D

  4. Pareil, quasiment.
    Les gens ont différentes manières de d'analyser et résoudre leurs propres conflits internes. Que ce soit de manière totalement silencieuse, ou au contraire en extériorisant tout ça sur un bout de papier (virtuel ou non), le partager avec d'autres, etc. la solution appartient à l'individu. Le reste importe peu, et le regard des autres, dans cette démarche, n'a pas sa place.
    Il n'y a pas de narcissisme là-dedans, t'es pas en train de nous raconter quotidiennement tes petits malheurs. C'est ton blog, c'est chez toi, ici… :) Il n'y a rien d'égoïste dans le fait de partager ses pensées, souffrances, etc. c'est une démarche logique. Tu ne pourras pas nier l'autre en parlant de ton propre vécu, justement parce que cela s'inscrit dans une notion individualisme : ce n'est pas en parlant de ta personne que l'autre cessera d'exister. Alors oui, tu as le droit d'exprimer un mal-être, ça ne fais pas de toi une personne qui se mets en avant tout le temps, que tu "t'appropries l'espace".

    Pour le reste, savoir avancer dans sa vie… je crois pas qu'il y ait de miracle, il y a pas de walkthrough, ni de cheat codes, et le pire, c'est qu'on ne peut même pas charger une ancienne partie (comparaison débile : check). Tu crois tout échouer ? Marrant comme de loin on peut avoir une toute autre impression… Pour avancer un peu plus, il y a sans doute une grande part de motivation à mettre en place, et éviter de *trop* s'attarder sur ce qui aurait pu. Je parles pas en connaissance de cause, entends bien, hein :)

    Donc voilà, même conclusion que Mu, la partie Six Feet Under en moins vu que je ne connais pas. Je terminerais donc par cette fameuse citation de Lao Tseu : "了解別人就是智慧。了解自己的卓越智慧"

  5. Merci à vous deux, merci beaucoup <3

    Ça n'aurait pas beaucoup de sens que je vous réponde en détails, je voulais seulement vous dire que j'ai entendu et que je prends note :)
    Ce message n'est pas « si vieux » non plus, je l'ai écrit vers le 23 mars, et oui, il rassemble un certain nombre d'obsessions. Quand je l'ai écrit, j'étais dans une vilaine phase, de celles qui n'arrivent pas souvent, mais qui, quand elles te tombent sur la gueule, font vraiment mal. Comme une amplification de tous ces doutes qui peuvent tracasser au quotidien. D'un seul coup, tout ça prend une importance énorme… Je pense que vous devez connaître aussi ces moments où il semble impossible de remettre les choses en perspective… et le pire, c'est que quand ça arrive, vous savez pertinemment que c'est quand même un poil exagéré, que tout ne va pas si mal… et vous culpabilisez encore plus de faire une montagne de choses pas si graves, ni si difficiles à régler.

    Toujours est-il que rédiger ce billet m'a fait un bien fou. J'en avais déjà parlé à Mathias et c'est d'ailleurs pourquoi je ne l'avais d'abord pas posté… La thérapie par l'échange, ça fonctionne bien, sur moi :) Et puis finalement, j'ai eu envie non seulement de conserver une trace (mais j'aurais aussi bien pu garder l'enregistrement quelque part) mais aussi de répondre à mon impulsion première, en me disant que, si j'avais rédigé ce truc pour le blog, c'est bien parce que j'avais envie de le partager.

    Après tout, ces thèmes, ces obsessions, sont récurrents chez moi, et bien qu'ils ne faillent pas leur donner plus d'importance qu'ils n'en ont (sans quoi cela devient du narcissisme ou de l'auto-flagellation), je pense comme vous que les partager, est aussi un moyen de… se faire connaître. C'est pas un cadeau hein, c'est sûr, mais oui, je crois que c'est important de savoir qui sont les gens qu'on aime. En tout cas, j'y ai toujours accordé une très grande importance, pour moi c'est de cette façon que les liens d'amitié se construisent. Et au vu de vos réactions à tous les deux, eh bien, je crois que j'ai eu raison, et je tiens à vous dire que je vous aime ^^ (mode Céline Dion off)

Quelque chose à ajouter ?

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