Le BazzArt de Kalys

Le stade dans le ciel

C’est en regardant par la fenêtre de notre nouvelle maison que nous constatons, mes amis et moi, qu’elle est construite au beau milieu du terrain de foot. Un terrain très bizarre, d’ailleurs, mais je suis la seule que ça perturbe. En ce moment, il y a un match, aussi nous sommes surplombés par des gradins immenses, commes des falaises autour d’une anse, couverts de monde. Quant aux joueurs, je me prends à les plaindre et à les admirer, car le terrain comprend, du côté de la maison, un dénivellé impressionnant. Je ne connais rien aux règles du foot, mais, vous voyez, quand un joueur doit relancer le balon depuis la ligne blanche? Eh bien ici, il doit le faire en bas d’un véritable fossé.
Mes amis sortent pour visiter cet étrange endroit, et il me semble que je les suis. Il me semble aussi que, comme souvent dans mes rêves, je chouine, parce que personne ne se préoccupe de moi*. Autour du stade, il y a une petite cour pavée, avec un édifice sur la droite, et une vue panoramique sur la gauche. Je ne pense pas que nous sommes sur un belvédaire. Je frissonne parce que j’ai soudain une vague sensation de vertige, parce que nous circulons dans un endroit qui se trouve réellement au-dessus du sol. Je suis impressionnée par la maîtrise technique nécessaire : pensez donc, c’est tout un bourg qui est planté sur ce bout de terre en forme de galette, et qui dérive au-dessus de la grande ville (dans laquelle, par ailleurs, il fait nuit, mais ici tout est si éclairé que je ne m’en souviens pas. Au stade il faisait nuit, mais ici…)
Je me retrouve dans le bâtiment qui se dressait à ma droite et le rêve prend une direction nouvelle. Je croise les personnages de Angela, 15 ans. Plus particulièrement Rickie, pour qui, sans aucune discrétion, je récupère son bulletin de notes au nez et à la barbe des profs. Genre : si je ne les regarde pas ils peuvent pas me voir. Quand je retrouve Rayanne et Angela, cette dernière est embarquée dans un discours enflammé sur une oeuvre je crois (on est supposé être dans un musée). Elle parle de liberté et d’espoir avec une exaltation fort exagérée, et dessine un motif d’une niaiserie sans pareille, un énième ersatz de l’ange aux ailes brisées. Plus tard, je verrai ce motif défiler dans des milliers de tableaux et illustrations banales, comme si elle avait créé un symbole extraordinaire.
Je ne sais pas si je ne devrais pas remercier les voisins qui m’ont réveillée ^^
* Dans la vraie vie, mes amis sont effectivement des gens très désagréables qui mettent plus d’une semaine à répondre à mes e-mails :D


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