Le BazzArt de Kalys

Le retour du Boucher ?

Scène 1

Je travaille à Critic. La librairie est bien plus grande qu’en vrai. Je passe commande pour moi-même de trois bouquins, dont le dernier Silhol, dont le titre bien trop long est composé d’une suite de lettres qui me semblent, au réveil, aléatoire. Je ris et entreprends de les noter pour qu’Éric puisse prendre ma commande.

Scène 2

Je suis dans ma voiture, à Rambouillet, je crois. Un type à pied joue au con, je ne sais pas si je lui réponds (je crois que oui, en mode je sais très bien que je devrais m’abstenir mais je peux pas m’en empêcher) ; il sort un pistolet mitrailleur et je sais qu’il ne plaisante pas. Il s’approche.

Scène 3

C’est flou, maintenant. Je me souviens de son visage presque collé au mien. Crâne rasé, probablement roux, le teint un peu rougeaud, il tient sa bouche ronde et ses lèvres sont gercées. Il me dit : « oui, je fais partie de ces gens qui ouvrent la bouche quand ils jouissent » et je lui réponds d’un ton bravache que c’est pas grave. Je me souviens que je suis terrifiée, qu’il m’envoie faire des tours en voiture. Je me souviens que je le masturbe et de son sperme qui gicle. Je me souviens que j’ai déjà eu peur en rêve mais peut-être pas autant, parce que d’habitude mon cerveau trouve une parade, je vole, je m’échappe toujours. Pas là. Je me suis réveillée parce que j’ai entendu une voix gutturale articuler très fort des syllabes dont je ne me souviens pas, et de toute manière ça n’a pas dû arriver, même si ça m’a tirée du sommeil avec la même force, ou la même réalité, que les oiseaux près de la fenêtre ou… les ronflements de Mathias.

Il se rapproche, le Boucher. Je suis à peu près sûre que c’est pas lui, en fait, mais il me met dans le même état. Je me demande si le fait que je ne lui échappe pas dans ce rêve prouve que je m’assume mieux.



Quelque chose à ajouter ?

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